À cinq jours de l’Assemblée générale élective de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre à Yamoussoukro, Yacine Idriss Diallo a poursuivi sa campagne à Bouaké. Face aux acteurs du football de la région de Gbêkê, le président sortant a présenté les grandes lignes de son projet « Transformer pour durer », dans la continuité du premier mandat placé sous le signe de « Rassembler pour développer ».
Après avoir remercié les dirigeants de clubs pour leur soutien depuis son élection en 2022, Yacine Idriss Diallo a insisté sur une priorité : renforcer l’autonomie des clubs. Budgets prévisionnels, comptes structurés, exigences liées à la licence, formation des dirigeants et diversification des revenus à travers le sponsoring, le merchandising et le numérique figurent parmi les mesures annoncées.
« Notre objectif, c’est de faire en sorte que nos clubs soient plus forts, plus autonomes, mieux structurés et capables de construire leur avenir sur des bases solides », a-t-il résumé. La professionnalisation, la formation et la détection des talents, le développement du football féminin et la protection sociale des joueurs complètent ce programme.
Les représentants des clubs de district et des divisions régionales ont, de leur côté, exposé leurs préoccupations : reconnaissance des joueurs formés dans les quartiers, contrats, arbitrage, équipements, déplacements, infrastructures et traitement des réclamations. Des revendications qui illustrent les défis persistants du football à la base.
Dans une Bouaké qu’il estime favorable à sa candidature, le président sortant s’est permis une formule teintée d’humour : « Comme Bouaké, c’est notre ville, on ne va pas leur demander 100 % de voix. On va leur demander 500 % de voix. »
La veille, Yacine Idriss Diallo avait bénéficié d’un accueil populaire, notamment aux côtés du maire Amadou Koné. Il a également salué l’action du président Alassane Ouattara dans l’organisation de la CAN 2023, dont Bouaké fut l’un des principaux sites, estimant que son héritage doit désormais servir durablement au football ivoirien.
À quelques jours du scrutin, le candidat sortant affiche donc une ligne claire : capitaliser sur les acquis du premier mandat tout en accélérant la transformation structurelle du football ivoirien.