Le vainqueur de la CAN Maroc 2025 recevra une prime de dix millions de dollars. Une somme historique qui marque un investissement sans précédent de la Confédération Africaine de Football dans sa compétition phare. Cet engagement financier illustre la volonté de placer la CAN parmi les grandes compétitions continentales mondiales.
L’explosion historique des primes
Sous la présidence de Patrice Motsepe, la CAF a considérablement revalorisé le prize money. L’évolution sur les trois dernières éditions est spectaculaire :
CAN 2021 (Cameroun) : 5 millions de dollars.
CAN 2023 (Côte d’Ivoire) : 7 millions de dollars.
CAN 2025 (Maroc) : 10 millions de dollars.
Cette augmentation de 43% par rapport à 2023 et de 100% en seulement quatre ans est un signal fort envoyé au monde du football. Par ailleurs, la prime du vainqueur, bien qu’étant le chiffre le plus médiatisé, n’est qu’une partie d’un pactole total de 32 millions de dollars (environ 27,5 millions d’euros ou encore 18 011 050 912 Franc CFA), qui sera réparti entre les vingt-et-quatre sélections participantes. Chaque équipe, quelle que soit sa performance, repartira avec une récompense financière.
Dans les détails, 10.000.000 de dollars US pour le vainqueur, 4.000.000 pour le finaliste malheureux, 2.500.000 pour chaque demi-finaliste, 1.300.000 pour chaque quart de finaliste, 700.000 pour chaque 3ème de groupe non-qualifié, 500.000 pour chaque 4ème. Au bout de cette énumération, on peut donc facilement estimer ce que chaque sélection admise à ce stade a déjà dans son escarcelle, et ce qu’elle pourrait avoir au soir du 18 janvier, selon l’issue de la finale ou encore de la petite finale vingt-et-quatre heures plus tôt.
Comparaison mondiale et retombées
Pourtant, malgré cette hausse importante, l’écart reste grand avec les autres grands tournois continentaux. La Copa América 2024 offrait 16 millions de dollars à son vainqueur. La grande référence, l’Euro 2024, distribuait un total de 331 millions d’euros au total, avec jusqu’à 28,25 millions pour le champion. Toutefois, la CAN surpasse désormais et largement des compétitions comme la Gold Cup de la Concacaf ou encore la Coupe d’Asie.
Pour les fédérations africaines, cet argent est capital. Quand il est bien géré, il permet d’investir dans le développement du football national, les infrastructures, et la formation. Les primes versées directement par les gouvernements aux joueurs, comme la prime de 30.000 euros promise par le président camerounais après la qualification en quarts de finale, s’ajoutent à ces montants et sont un puissant levier de motivation.
Toutefois, l’augmentation du prize money est aussi un outil de valorisation économique de la CAN, permettant d’attirer de nouveaux sponsors et de renforcer l’attractivité du tournoi à l’international.
La dynamique ascendante du football africain
Le doublement du prize money en quatre ans s’inscrit dans une stratégie globale de la CAF. Le retour à l’équilibre financier de l’instance (bénéfice net de 9,48 millions de dollars en 2023-2024) a permis ces investissements. La CAF a également annoncé un plan d’investissement d’un milliard de dollars sur huit ans à partir de 2026, destiné à soutenir le football dans tous ses aspects.
La CAN 2025 au Maroc est donc le symbole d’un football africain qui se professionnalise et monte en puissance, prêt à défendre sa place sur l’échiquier mondial.