Joueurs africains en compétitions de clubs hors du continent – L’Europe s’impose largement devant l’Asie
La présence des footballeurs africains dans les compétitions de clubs hors de leur continent a atteint des niveaux historiques pour la saison 2024-2025, portée par une migration massive vers les championnats européens et, plus récemment, par l’attractivité croissante de l’Asie.
A peine la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations achevée, le public est tout de suite happé par d’autres centres de gravités du même secteur d’activité, à l’intérêt tout aussi captivant. Il s’agit notamment du retour en clubs des différents joueurs évoluant hors du continent africain. Et avec les reprises des compétitions continentales, on peut aisément comprendre que la présence des joueurs africains dans ces rendez-vous de clubs en Europe et en Asie, est un phénomène considérablement massif et structurant.
La bonne vieille Europe
Ici, le contingent africain est particulièrement dense dans les trois compétitions majeures de l’UEFA que sont la C1, l’Europa League, et l’UEFA Conference League.
A la lumière de l’UEFA Champions League, ils sont environ soixante-dix joueurs africains alignés par certaines des trente-six équipes inscrites à la compétition reine sur le Vieux continent, aux côtés des Mohamed Salah, Pierre-Emerick Aubameyang, Achraf Hakimi et autre Serhou Guirassy pour la saison 2025-2026.
Avec douze (12) joueurs, le Maroc vient en tête, suivi du Nigeria avec neuf (09) joueurs, du Sénégal avec huit (08) joueurs, du Ghana qui fournit sept (07) joueurs, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie avec six (06) compétiteurs en tout. Puis, l’on a dans la seconde partie de cette énumération, l’Egype, le Cameroun, le Gabon, le Mozambique, le Burkina-Faso et la Tunisie avec juste deux joueurs chacun en C1 ; et enfin, le Cap-Vert, la Centrafrique, l’Afrique du Sud, la Guinée-Conakry, le Libéria, la RDC, le Congo, ou encore le Zimbabwe avec un seul ambassadeur inscrit.
L’Asie comme nouveau pôle d’attraction
L’Asie, portée par les investissements massifs des pays du Golfe, devient une destination de premier plan pour les stars africaines.
En AFC Champions League Elite, l’Afrique peut compter sur un contingent de trente-trois (33) représentants, soit moins de la moitié pour sa consœur européenne. Des figures emblématiques comme le portier marocain Yassine Bounou, l’Algérien Riyad Mahrez, le Camerounais Jean-Charles Cateletto, l’Ivoirien Franck Kessié, ou encore les Sénégalais Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Édouard Mendy nouvellement couronnés avec la sélection, y brillent et avec des statistiques bien impressionnantes. Toute chose à célébrer puisque l’attrait n’est plus seulement financier mais aussi compétitif, avec une circulation marchande de plus en plus fluide entre l’Afrique et des ligues comme celles de l’Arabie Saoudite, du Qatar ou même de l’Inde.
Un tableau final nuancé
Jadis considéré par les joueurs et dirigeants africains comme destination ultime pour la compétition et la visibilité, l’Europe voit relativement sa notoriété contestée par le Moyen-Orient. Car aujourd’hui, l’Asie du Sud-Est et le Golfe ne sont plus juste une plage de retraite pour les stars en fin de carrière, c’est également une sérieuse alternative pour les jeunes espoirs au marché européen suffisamment saturé et complexe.
Désormais, l’exode des talents africains structure indubitablement le football mondial au plus haut niveau. L’Europe reste la destination de prestige pour l’excellence sportive et sa forte exposition, tandis que l’Asie, marché en pleine expansion, offre des opportunités encore plus variées.